DSK, ou NYPD pour de vrai

J’ai un peu hésité avant de faire cet article, parce que je ne suis pas trop politique habituellement, du moins ne n’aime pas trop en parler. Mais là, ça dépasse cette sphère et surtout, cette affaire DSK me donne un goût très amer, sans que je puisse l’expliquer vraiment.

Comme plus de la moitié des français selon un sondage paru ce matin, j’ai du mal à croire à autre chose qu’une machination. A la fois parce qu’il y a beaucoup d’éléments troublants, mais aussi parce que j’ai vraiment envie que ça soit faux. Je n’ai pas envie d’y croire. Et en même temps, si c’est faux, c’est tout aussi atroce.

Ce qui me perturbe le plus je crois, c’est tout ce qui est soulevé comme interrogations à cause de cette affaire. Pour commencer, dès que l’un des parti lance un argument par voie de presse, l’autre riposte.

Au début l’agression était vers 13h. Les avocats de DSK disant que leur client était déjà parti de l’hotel à ce moment là, la police change l’heure. Comme ça. Et ça n’a pas l’air de poser de problème qu’ils ne sachent pas lire l’heure du 1er coup.

Puis le frère de la victime présumée annonce que sa soeur l’a appelé 1h après l’agression pour lui dire, mais lui ne veut pas dire l’heure, des fois que ça puisse aider.

Ensuite on apprend par ce même homme que la victime n’avait aucune idée de qui était DSK. Jusqu’à ce que le personnel de l’hotel confirme que sa photo était dans la salle des femmes de ménage, comme tous les VIP.

Il y a cette incompréhension sur le fait que la jeune femme soit rentrée seule dans la chambre pour faire le ménage, alors qu’ils sont d’habitude par deux. Il y a cette histoire de portable oublié qui semble suspecte, jusqu’à ce qu’on apprenne que c’est l’accusé lui-même qui a appelé l’hôtel depuis l’aéroport pour le signaler. Pas franchement le comportement de quelqu’un qui a pris la fuite.

Il y a les témoins dans l’hotel qui disent l’avoir vu partir très calmement, et le témoin du taxi qui dit qu’il était au contraire furieux et pressé.

Il y a ses tests ADN qui seraient finalement les mêmes en cas d’agression qu’en cas de rapports consentant avec dispute ensuite.

Et puis il y a toutes ces histoires qui ressortent, comme s’il avait violé un paquet de femmes qui décidaient toutes de le dire maintenant. Et on ne sait pas si c’est parce que cette médiatisation les pousse à oser le dire, ou si cette idée de complot n’a pas plusieurs ramifications.

Il y a toute la gauche qui le défend avec passion, et la droite qui fait la langue de bois mais lâche quelques phrases qui en disent long tout de même.

Il y a les journalistes qui disent de même, de ceux qui disent connaître l’homme et qu’il ne serait pas capable de ça,  jusqu’à ceux de Libération qui suggèrent que ça pourrait être un coup monté par DSK lui-même.

Et puis il y a les sondages pour 2012 qui prennent feu, annonçant déjà les supposés candidats du 2ème tour, maintenant que le principal concurrent de tous est derrière les barreaux.

Enfin, il y a ce système judiciaire américain qui me semble difficilement compréhensible: rien n’est caché, tout est filmé, et la logique de cette institution veut que si on est pas 100% sûr de gagner le procès, même si on est innoncent, il est plus sage de plaider coupable pour pouvoir négocier les peines.

Très difficile de s’y retrouver dans tout ça, de savoir qui croire tellement tout le monde se contredit et y met de son avis en fonction de ses affinités avec le personnage.

Personnellement si tout ça est vrai, je serais horrifiée: comment un malade sexuel de ce niveau peut avoir agit impunément toutes ces années? Beaucoup de français auraient donc pu voter pour un détraqué si cette femme n’avait pas porté plainte? Sur ce point, je comprend que la presse étrangère trouve étrange que la vie privée des hommes publics soit si privée en France…Et accessoirement, j’ai peur pour 2012 maintenant. C’était le seul homme politique qui me donnait à peu près confiance: un mec de gauche expert en économie, ça me semblait un équilibre pas trop mal. J’avais même hâte de savoir s’il se présentait finalement, et de lire son programme. Il me redonnait de l’espoir pour notre pays.

Si c’est faux, je serais tout aussi horrifiée: que ça soit une machination ou le mensonge d’une femme, ça me ferait juste penser qu’on vit dans un monde pourri où on peut jouer sur les faiblesses de quelqu’un pour le détruire et l’humilier aux yeux du monde entier. Ou qu’une femme à qui il n’est rien arrivé de mauvais fait l’affront de mentir quand tant de femmes souffrent en silence d’abus sexuels.

Mais j’ai tout de même hâte que la lumière soit faite. C’est beaucoup plus drôle quand il s’agit seulement d’un épisode de série TV.

Laure

Je n’ai plus 20 ans, et alors?

J’en ai presque trente à vrai dire, dans deux ans on y est. L’âge, ce sujet délicat qui commence à vous titiller à peine votre vingt-deuxième bougie soufflée. Triste réalité. Le problème se pose surtout lorsque vous êtes célibataire, sans enfant et au début d’une carrière, certes prometteuse, mais encore fraîchement entamée. Rajoutez à ça un mini syndrome Peter Pan et nous avons l’exemple type de la « trentenaire-to-be », la Bridget Jones des temps modernes dans toute sa splendeur.

Pourtant ne dit-on pas que « trente est le nouveau vingt » ?

Cet article s’adresse principalement aux filles femmes mais j’invite également les garçons hommes à la lecture, des fois que vous vous sentiez concernés d’une manière ou d’une autre.



Alors comment trouver sa place en société à trente ans lorsque la « normalité » aimerait vous voir en couple depuis 10 ans avec votre amour rencontré sur les bancs de la fac, un bébé de deux ans dans la deuxième chambre de votre appartement tout équipé et vos emprunts bancaires respectifs ?

Helloooooo, nous sommes au vingt-unième siècle les amis, entre les guerres, les maladies incurables et autres saloperies se baladant sur notre planète, s’il y a bien une chose qui ne devrait pas nous causer du souci c’est bien notre âge !

Pour les plus sensibles, je vous conseille de réinventer votre vision de la trentaine et d’en faire une tendance autour de vous ! Soyez fières de votre « way of life », votre force c’est cette différence et vous n’avez de compte à rendre à personne, si ce n’est à vous-même et c’est déjà bien assez.



Et alors, votre routine ce n’est pas les courses pour deux, ou trois ? Ce n’est pas les discussions au sujet de vos animaux ? Ce n’est pas l’achat de nouveaux rideaux assortis au carrelage du salon ? Bonjour les clichés, mais bon à la guerre comme à la guerre. Quoi qu’il en soit exprimez-vous, laissez parler vos envies, vos émotions, vos coup de cœur et laissez-vous adopter par le monde qui vous entoure. Vous êtes le pilier de cette nouvelle génération indépendante et affirmée, celle qui dit « f*** off » à tous les clichés d’une société restée jusqu’ici trop cadrée.

Faites comme elles !



Mais oui messieurs vous aussi vous pouvez faire comme Carrie, Samantha, Miranda et Charlotte (Qui ? Quoi ? Comment ça vous ne connaissez pas « Sex & the City » ?! ) vous remplacez simplement le Cosmopolitan par une bière et les voyages entre filles par des sessions de karting entre copains, bref faites vous plaisir ! Ceux et celles qui croient que passer vingt-cinq ans c’est une vie rangée et pliée qui les attend, ils n’ont rien compris au concept du « on ne vit qu’une fois ». Prenez le temps de réaliser vos rêves, d’aller au bout de vos ambitions et d’avoir confiance en votre choix de vie.

L’acceptation de soi est un premier pas vers l’autre et la vie ne fait que commencer pour nous mes chers co-trentenaires car tout vient à point à qui sait attendre.

À vingt ans on met un premier pas vers les dix années les plus incertaines dans une vie. À trente ans on démarre une nouvelle jeunesse sans refaire les mêmes erreurs du passé. Ou presque. On espère juste très fort qu’on a enfin dépassé ce doute ultime du « mais que vais-je faire de ma vie ? ».

Doomy

Il était une fois

Le 29 avril 2011 le Prince William de Galles épousera sa Kate. Catherine Middleton deviendra la Princesse du vingt-unième siècle et accessoirement la future Reine d’Angleterre.

William Arthur Philip Louis, on respire, Will pour les intimes, est né le 21 juin 1982, il est le fils aîné de Charles et Lady Di. Si vous voulez une biographie complète, Google is your friend.

Issue de la génération Disney, les histoires de Princes et de Princesses m’ont toujours fascinée, alors quand l’histoire n’est plus qu’un simple coup de crayon mais une réalité presque palpable, forcément on est attiré.

Je me souviens encore de mon classeur de français et d’histoire géo que j’avais en 3ème, sur la page de couverture j’y avais collé un « poster » de William (que j’avais honteusement piqué dans un Voici de ma mère).

En 2003 alors que j’étais en vacances en Australie, je rêvais que j’allais croiser le beau Prince sur une plage et que ce serait le coup de foudre… En 2009 idem, je suis de passage à Londres et je me remets à rêver du Prince. Aujourd’hui, jeudi 28 avril à 21H30 (décalage horaire oblige) je suivrais comme tout le monde le mariage de mon Prince à la télé. Logique. Les contes de fées ça n’existe pas ma vieille et c’est bien de se le rappeler quelques fois.

Tout ça pour dire que oui le Prince charmant version 2011 fait encore valser des cœurs, bon certes il s’est légèrement dégarnit mais la magie est restée. FYI le Prince Harry est loin d’être en reste.

Nos mères et grand-mères auront assisté à l’histoire de Charles et Diana, mais ma génération à moi s’apprête à accueillir celle de William et Kate. Chose qui me met en joie je l’avoue, il m’en faut peut. I’m a princess at heart alors il me tarde de découvrir la cérémonie, la robe, les visages des invités, d’assister au premier bisou sur le balcon et de voir ce que l’avenir leur réserve.

« Et ils vécurent heureux jusqu’à la fin des temps », qu’ils disaient, n’est-ce pas ?

Doomy

Version originale

vo

Récemment, lors d’un petit weekend en Alsace pour profiter un peu de ma famille, La parisienne d’adoption que je suis s’est retrouvée dans une situation que j’avais presque oublié possible.
Nous avions prévu une petite sortie du samedi soir en famille au cinéma de Colmar-City-beach, et cette sortie a quelque peu été mouvementée au moment du choix du film.
On s’était mis d’accord sur Black Swan, pas de problèmes donc puisque je voulais le voir depuis longtemps, jusqu’à ce que je réalise que nous n’étions pas à Paris, et que ce film était diffusé dans cette ville en VF, uniquement.

Mes parents ont eu beau me promettre un pot de pop corn XL et tous les M&M’s que je voulais, c’était hors de question pour moi d’aller voir un film anglophone à la base, doublé en français.
Après vingt minutes de débat, nous avons donc terminé devant le dernier Dany Boon, sans pop corn, et sans M&M’s.
Great.

Même débat le lendemain devant le film loué au Vidéostop du coin; mon frère et ma sœur ont catégoriquement refusé que je mette le film en VO, même sous-titré en Français.
Du coup, j’ai passé une heure et demie à gémir de désolation devant un Iron Man à la française pathétiquement doublé, parce que mine de rien, ça devait faire un an que je n’avais pas vu de film doublé en Français, et que Tony Stark, bah c’est Towney Stawrk pour moi, et pas (prenez votre plus bel accent Français) Tony Stark !

"C’est tellement mieux en anglais!" Ais-je crié tout le long. "Ouais, toi tu préfères parce que tu comprends l’anglais. Nous, on est obligés de lire les sous-titres", m’a répondu ma fratrie, d’une seule voix.

Alors oui, un point pour eux, c’est pas faux. Il est vrai que je parle et comprends l’anglais, ayant vécu un certain temps en Amérique du Nord, ayant toujours été attirée par cette langue et ayant en plus un boyfriend anglophone, et que bien souvent je peux me passer de sous-titres quand je regarde un film ou une série en anglais.

Mais est-ce la seule raison pour laquelle je préfère les films en VO?

Parce qu’en y réfléchissant bien, VO ça veut pas dire version anglaise, mais "Version Originale", et il n’y a pas que les films en anglais que je regarde en version originale. En fait, je regarde tous les films en version originale, qu’ils soient en Coréens, Japonais, Espagnols ou en hébreu. Sous titrés bien entendu, en anglais ou en français.
Alors oui, les sous-titres, c’est plus chiant, il faut lire et être concentré, et oui, on ne comprends pas toujours toutes les blagues, parfois on ne voit les images que du coin de l’œil parce qu’on est pris dans les dialogues d’un sous-titrage rapide, et parfois on rate des trucs importants parce qu’on a pas lu assez vite.

Mais pour moi, un film qui a été doublé perd simplement toute son essence.

Donc d’après moi, dans mon cas et dans celui de beaucoup de mes amis Parisiens, il ne s’agirait donc pas d’une histoire de "facilité de compréhension", puisque je ne parle pas encore Japonais, ni même Espagnol, mais plutôt d’une envie de garder un film dans son intégrité, comme une "œuvre d’art" en quelques sorte.
Le cinéma, ça s’appelle le 7e Art, après tout!

Mais malheureusement dans notre beau pays, la VO n’a pas beaucoup de succès.
Sorti de Paris, c’est terminé, il faut faire 50 bornes pour trouver un film en VO, et généralement il y a une séance tous les trois jours dans des salles de 10 sièges et demi, tout juste équipés de son stéréo.

Parallèlement, une autre anecdote sur le sujet m’a interpellée il y a peu, de retour à Paris, et avec le Boyfriend (que nous allons appeler James) cette fois.
Avec James, il n’y a pas de problème de VO/VF, vu qu’il est anglophone et qu’il préfère aussi la vraie VO, même si elle est en Russe, et pour me faire plaisir, il m’avait ramené le DVD de The Mask, qu’il sait être un de mes films cultes.
Génial! On va pouvoir se faire une bonne soirée de franche rigolade, et au moins j’aurais mon pop corn, maison en plus.

Sauf qu’au moment de mettre le film, j’ai buggé.
D’instinct, je voulais mettre ce film là en VF, jusqu’à ce que James m’arrête l’air de dire "t’es malade? Tu veux regarder en VF???"
Euh… Je ne l’ai toujours vu qu’en français, mais après tout il doit être encore meilleur en VO. Alors allons-y !

Eh bien… Déçue sur toute la ligne.
Où étaient passés les mythiques "Je sais Madame BonPOIL!", et le "Aloooors, on a failli s’louper? L’orange c’est la santé!" qui me font tant mourir de rire ?
Ce film me fait hurler de rire en Français, mais à peine si j’ai esquissé des sourires en VO.

Intéressant.

Pour en avoir le cœur net, j’ai retenté l’expérience VO avec le Cinquième Elément, que je n’ai toujours vu qu’en Français aussi, et qui fait également parti de mon top five des films cultes.
La même, j’ai chouiné quand Ruby Rhod n’a pas dit son "Korben mon ange kess tu m’as fait, c’était NAZE!" qui me faisant tant rire, en bon vieux François.

La préférence VO/VF serait-elle donc guidée par la version dans laquelle nous avons vu le film pour la première fois?
Pourtant, j’ai été habituée aux adaptations cinématographiques d’Harry Potter en VF (parce que je n’avais pas le choix, on se souvient que mon cinéma d’enfance était celui de Colmar-City-Beach, donc), et je ne peux pourtant pas les encadrer en Français depuis la 1ere fois que j’ai eu l’occasion de les voir en VO.
Etrange.
J’ai été habituée à regarde Dr House en Français sur TF1 quand c’était sorti, et ça ne me dérange pas de continuer à la regarder quand je tombe dessus, bien que connaissant bien la VO, alors que par exemple la VF d’NCIS m’horripile.
Est-ce que c’est parce je trouve que House est simplement particulièrement bien doublé?
Je dois avouer que je m’y perds un peu moi-même.

En tout cas, cette petite réflexion m’a simplement fait réaliser que dans notre Pays (hors région Parisienne of course) l’image de la VO est encore trop associée aux petits films underground bizarres diffusés dans les cinémas de quartiers pour les intellos capables de comprendre toutes les références des films du genre, et c’est bien dommage.
Je pense qu’apprécier la richesse d’un film en Version Originale est à la portée de tous, c’est simplement une question d’habitude !
Et vu le niveau général en anglais de notre cher pays, booster les diffusions de grosses productions en VO, pour que les jeunes fainéants de la lecture de sous titres (comme mes frangins) s’y mettent, ça ne nous ferait peut être pas de mal.

L.